Dossier de presse
     
 
  La Presse, mardi 20 février 2007
Exposition de Sadok Majri à l'Espace Caliga
Le mystère au féminin
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La femme, cet être plein de charme et de mystère, âme soeur de l'homme - et sa moitié complémentaire -, est essentielle à sa continuité.

Elle est toujours considérée comme une quête essentielle de tout artiste et le sujet idyllique et fantasmagorique de presque tous les peintres. D'une oeuvre à l'autre, on découvre de nouvelles facettes de son être qui nous disent long sur la vie et sur nous-mêmes.

L'exposition que nous offre l'espace Caliga est une occasion d'apprendre et d'apprécier davantage la philosophie et le charme au féminin.

Il s'agit d'un ensemble d'oeuvre
s réalisées par l'artiste peintre Sadok Majri qui nous offre une vision passionnée de la femme. Il la peint avec ardeur, alanguie, pudique, attirante.

Mais au-delà de la simple représentation de l'image ou de la nudité en général, c'est toute la symbolique du comportement humain qu'il dépeint.

Chaque attitude de ses muses est, en réalité, l'expression des multiples visages de l'âme humaine. Ses couleurs vives, éclatantes, sont autant de vibrations qui éveillent nos émotions.

 

Par son regard incisif, le peintre sait instinctivement instaurer des rapports harmonieux entre les formes et les volumes, en captant, au -delà de l'apparence première, l'essentiel d'une pause, l'intensité d'un regard, la courbure d'une forme, élargissant ainsi notre champ de perception.

Pour Sadok Majri, l'érotisme est avant tout raffinement et sensualité, un état d'esprit et un art de vivre.

Lorsqu'on contemple ses oeuvres, on est vite fasciné par la rigueur du trait et l'intensité du dessin et de ses suggestions.

Comme dans la calligraphie, le trait anime la toile y inscrivant des lignes et des contours d'une vitalité remarquable. Les lignes s'entrelacent, se fondent en elles-mêmes, s'unissent, se marient tout en restant dans le doublement, chaque forme préservant ses propres points distinctifs. Le duo homme-femme parcourant les toiles en une éclosion continuelle et éternelle. Une exposition à voir de près jusqu'au 22 février.

Ronz NEDIM